Jeunesse et environnement

 

Bénin
Concours National " Chansons pour un environnement sain "

Le groupe 2RAM, l'un des lauréats en action lors du déroulement du concours
(Musique moderne)

Le concours est une initiative du ''Groupement des artistes pour la sauvegarde de l'environnement'' (Gaze) et consiste à associer les médias à la lutte pour un environnement sain. Deux catégories de musique étaient définies pour la circonstance : musique moderne et musique traditionnelle, le 20 mars 2001.

Il s'agissait pour les jeunes artistes musiciens chanteurs de tous les départements du Bénin et les communautés à la base en compétition de produire des œuvres de plaidoyer pour un environnement sain. Ils étaient trente six musiciens ou groupes (dix huit par catégorie) engagés dans la compétition qui porte exclusivement sur l'environnement, sa protection et sa sauvegarde.
A travers ce projet le " Gaze " se propose de:

  • Faire de la protection de l'environnement une affaire de tous.
  • Se servir des rythmes populaires du Bénin comme canal de sensibilisation
  • Disposer d'une banque d'outils médiatiques en faveur de la sauvegarde et de la protection de l'environnement
  • Faire comprendre aux jeunes la nécessité d'adopter de bons comportements pour un environnement sain.
  • Contribuer à une meilleure gestion des ressources naturelles à travers la promotion d'activités non perturbatrices de l'environnement
  • Susciter auprès des communautés à la base un intérêt pour la sauvegarde de la qualité de leur cadre de vie
Impact de l'initiative:
Cette initiative a connu la participation de plusieurs jeunes artistes désireux de se faire connaître du public. Sur trente six (36) œuvres en lice, six (6) ont été primées suite à une compétition serrée dans laquelle le public a eu une grande part de décision. C'est dire que le public a écouté et apprécié les chansons, les dénonciations de la pollution, les causes et conséquences de l'érosion côtière et de la désertification, l'importance d'un environnement sain pour la vie et la nécessité de sa sauvegarde et de sa protection.

Le Ministre de l'Environnement de l'Habitat et de l'Urbanisme a eu à faire la recommandation suivante à l'endroit des chanteurs et du public "ce que je souhaite au plus profond de moi, c'est que vous ne partiez pas d'ici le même, mais en exemple de défenseur de l'environnement, et que chacun soit le gendarme de son voisin dans la lutte pour la sauvegarde de l'environnement. "

Conclusion:
Les chansons primées dénoncent la pollution de l'environnement, relatent l'érosion côtière, la désertification et ses méfaits et soulignent l'importance pour la vie d'un environnement sain, la nécessité de sa protection et sa sauvegarde.

Selon le président de l'association initiatrice de ce concours, M. Oscar KIDJO les six oeuvres primées viennent renforcer les actions déjà existantes dans le domaine de la sauvegarde et de la protection de l'environnement.

Cette initiative révèle que l'art dans sa plénitude peut chanter l'environnement et peut servir d'outil fondamental et précieux dans le processus de la Communication pour un Changement de Comportement.

L'originalité de ce concours soutenu par l'Agence Béninoise pour l'Environnement et le Ministère de l'Environnement de l'Habitat et de l'Urbanisme réside dans le fait que les chansons primées sont conçues en langue nationale fongbé et en Français.
Et très prochainement les chansons primées seront éditées sur supports audio et leur clip vidéo réalisé.

Les lauréats

Lauréat
Catégorie
Rythme
Provenance
Déguenon Aubin dit Houeto Gbezawe Musique traditionnelle Tchinkounnmè Abomey
Kpatindé Koffi dit Kinkpé Musique traditionnelle Toba Toba Ouèssè Wogoudo(Savalou)
Tamey Sayi G. dit Djossè Musique traditionnelle Tchinkounnmè Lokossa
Groupe d'enfants les Lucioles Musique moderne Godspell Cotonou
Innocent Codo dit Innoce Brio Musique moderne Slow Lokossa
2 RAM Musique moderne Rap Cotonou


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Mali
La gestion des déchets biomédicaux

Introduction


La problématique de la gestion des déchets solides a longtemps été appréhendée par les techniciens et décideurs du secteur de l'assainissement, en termes de gestion des déchets solides municipaux provenant des ménages, des institutions et des marchés.

Durant ces deux dernières décennies, nous assistons à la prolifération d'autres types de déchets issus des établissements sanitaires qui, du fait de leurs spécificités, présentent des risques graves pour la santé de l'homme et pour l'environnement.

L'extension de la couverture sanitaire à travers la mise en œuvre de la politique sectorielle de santé, a entraîné la multiplication des structures (publique, communautaire et privée). A cela s'ajoute l'utilisation de plus en plus croissante de matériels à usage unique qui aggrave aujourd'hui la problématique de la gestion des déchets hospitaliers.

Ces déchets, jadis insignifiants, ont augmenté de façon exponentielle. On les remarque de plus en plus dans les dépôts de transit autorisés et/ou anarchiques de nos villes et campagnes.

L'absence de stratégies adéquates en matière de gestion des déchets biomédicaux, amène aujourd'hui le Ministère de la santé en collaboration avec ses partenaires ( l'O.M.S., UNICEF) à se pencher sur la question et à apporter des éléments de réponses pour une gestion durable et concertée des déchets biomédicaux.

objectif général
  • D'évaluer le système de gestion des déchets issus des activités de soins des hôpitaux, Centres de Santé de Référence, Centre de Santé Communautaire et établissements sanitaires privés du District de Bamako ainsi que des hôpitaux régionaux, de Gao et Sikasso.
objectifs spécifiques
  • Déterminer la nature et la quantité des déchets biomédicaux produits par niveau ;
  • Décrire le mécanisme de gestion des déchets biomédicaux produits dans les établissements sanitaires ;
  • Apprécier les connaissances et pratiques des agents intervenant dans la gestion des déchets biomédicaux ;
  • Proposer des solutions concrètes pour l'amélioration de la gestion des déchets issus des activités de soin de ces services.
Les résultats attendus
  • la nature et la quantité des déchets biomédicaux produits par structure sont déterminées,
    le mécanisme de gestion des déchets biomédicaux dans les établissements sanitaires est décrit
  • le niveau de connaissance du personnel intervenant en matière d'hygiène hospitalière est apprécié ;
  • des propositions d'amélioration en matière de gestion des déchets biomédicaux sont formulées ;
  • un rapport de synthèse est rédigé.
La gestion des déchets biomédicaux à Bamako
Tri et pré-collecteLe tri consiste à séparer les déchets à risque des déchets de type ménager afin de les éliminer par des filières appropriées.

En pratique, dans les établissements sanitaires étudiés, un début de tri est effectué .Le tri se limite à la séparation des déchets en deux catégories : les déchets biomédicaux et les déchets de type ménager. Des poubelles de couleurs différentes (noires pour les déchets de type ménager et rouges pour les déchets biomédicaux) existent à cet effet dans tous les services.

Suite aux recommandations d'une activité menée par des stagiaires de la Croix-Rouge, une formation et un équipement minimal de tri ont été octroyés aux agents. Dans les faits, on constate que ces efforts n'ont pas atteint l'effet escompté.

 

Le conditionnement et la récupération:
La récupération et le conditionnement des déchets biomédicaux doivent être effectués dans des récipients prévus à cet effet. Les déchets piquants ou coupants doivent être conditionnés différemment des déchets chimiques ou pharmaceutiques.

Les récipients de conditionnement doivent être étanches, couverts, entretenus et désinfectés.

Dans les structures et plus particulièrement, à l'intérieur des unités santaires, les récipients de conditionnement sont le plus souvent des sachets plastiques mais aussi des flacons en verre ou en plastique souvent confectionnés par le personnel servant à recueillir les seringues et les aiguilles.

Le conditionnement et l'enlèvement des déchets sont assurés, à l'intérieur des unités, par les infirmiers, les aides soignants et les manœuvres travaillant dans les structures concernées.

Les déchets enlevés des unités de soins sont déchargés dans des bacs en métal corrosif le plus souvent non étanches et non couverts. Ces bacs sont placés dans les couloirs sans mesure particulière de protection.

Les déchets doivent être enlevés des unités de soin, lorsqu'ils sont au trois quart pleins. Ils ne doivent pas être conservés plus de 24 heures sur les lieux de production, afin d'éviter la déperdition lors de la manipulation et/ou du transport des poubelles.

Il est à souligner que la récupération de certains types de déchets comme les flacons de sérum, les seringues pour des fins de recyclage est une pratique non négligeable.

La collecte:
La collecte des déchets dans les hôpitaux de Bamako est assurée par des Groupements d'intérêt Economique (GIE) d'assainissement qui se sont créés et multipliés à la fin des années 80 et au début des années 90. Ces structures d'assainissement, signent des contrats avec les centres de santé pour assurer une collecte quotidienne des déchets. Le montant de la prestation est variable d'une structure à l'autre.

Sur ce plan, l'Hôpital du Point G constitue un point particulier en ce sens qu'en plus des Groupements d'Intérêts Economiques ordinaires, cette structure utilise un groupement constitué de malades mentaux en réhabilitation sociale dans la collecte des déchets biomédicaux.

Les Groupements d'Intérêts Economiques s'occupent de l'enlèvement des déchets depuis les couloirs des structures sanitaires (lieux de premier entreposage) jusqu'au lieu d'entreposage principal, toujours à l'intérieur des structures. A l'hôpital Gabriel Touré, il s'agit de caissons devant être enlevés par la voirie.

Au Point G., c'est un dépôt transitoire qui accueille les déchets avant leur enlèvement par ce service municipal. Au CNOS les GIE acheminent les déchets directement à l'extérieur de la structure dans des dépôts de transit sans aucune forme de traitement. Il n'existe aucune réglementation régissant l'entreprise temporaire des déchets provenant des unités de soins dans les établissements sanitaires et/ou dépôts de transit. Il n'existe également aucun point de stockage aménagé à cet effet dans les structures.

Le transport:
L'idéal serait d'éviter de transporter les déchets biomédicaux lorsqu'on ne dispose pas de véhicule spécialisé pour le faire en toute sécurité. Il est conseillé de traiter les déchets biomédicaux dans l'enceinte des établissements sanitaires d'autant plus que les quantités journalières de déchets biomédicaux produites dans les établissements sont inférieures à 50 kg..
Aussi bien dans les hôpitaux que dans les autres établissements sanitaires, à Bamako comme dans les régions, le déplacement des déchets à l'intérieur des centres est effectué à la main (79,09%), des unités de soins vers les lieux de premier entreposage. Les déchets sont par la suite transportés vers les lieux de stockage soit toujours à la main soit, dans les cas où la structure est vaste, en chariot (4,55%) en charrette à âne comme à l'hôpital du Point G.

Le traitement et l'élimination
:
Parmi les structures sanitaires de l'échantillon, on ne rencontre des incinérateurs fonctionnels qu'à l'Hôpital du Point G, au Centre de Santé de Référence de la Commune V, à l'Hôpital régional de Sikasso et à la Clinique Farako, soit un hôpital national sur deux, un CSRef sur deux, un hôpital régional sur deux. Les CSCOM en sont totalement dépourvus.Le traitement des déchets biomédicaux reste marginal. Les trois méthodes de traitement les plus utilisées sont, par ordre d'importance dans les hôpitaux, l'incinération / brûlage, la désinfection et l'enfouissement.

Conclusion:
Il découle de cette activité les aspects suivants :La quantité de déchets biomédicaux produit dans les établissements sanitaires est non négligeable. Elle est de 54,761 tonnes dans les établissements sanitaires étudiés.

Le mode de traitement de ces déchets présentant des risques certains pour l'homme et son environnement sont loin d'être satisfaisant ; même si des efforts de gestion sont entrepris dès la production.

Au niveau de la collecte et du stockage, les déchets de type biomédicaux sont mélangés aux déchets ménagers et évacués par la même filière.

Les déchets biomédicaux sont évacués des établissements sanitaires vers les décharges publiques, d'abord en charrette .

Les G.I.E sont largement impliqués dans l'évacuation des déchets de type biomédical vers les décharges publiques puisque ce sont eux qui utilisent les charrettes.

Le mode de traitement des déchets biomédicaux en cours n'est pas acceptable.

L'ensemble des établissements sanitaires étudiés ne disposent pas d'incinérateur et de brûleur. 4 structures sur 11 disposent d'incinérateur et de brûleur.

Il n'existe aucune réglementation au niveau national en matière de gestion de déchets biomédicaux, ni de disposition interne par les établissements pour gérer ces déchets.

Recommandation en matière de gestion des déchets biomédicaux

La pré collecte:
Doit être effectuée par le personnel de l'hôpital (infirmiers, aide-soignants, manœuvres…).

Mise à disposition du matériel adéquat pour le tri (en quantité et en qualité).
  • Privilégier le tri minimal, c'est-à-dire séparation des déchets, selon les deux catégories suivantes:
    - déchets de type ménagers et assimilables
    - déchets à risque
  • Evoluer vers le tri optimal.
La collecte.
  • Favoriser l'émergence de GIE spécialisés dans la collecte et le traitement in situ des déchets biomédicaux.
  • Appuyer la voirie par la mise en œuvre d'un programme spécial de gestion des Déchets Biomédicaux.
  • Mise à disposition du matériel adéquat de protection.

L'entreposage

Aménager dans toutes les structures sanitaires un lieu d'entreposage répondant aux normes de sécurité.

Le transport.

Mettre à disposition des moyens de transport des DBM à l'intérieur et à l'extérieur des structures sanitaires techniquement et financièrement adaptés.

Le traitement.
  • Equiper l'ensemble des Centre de Santé de Référence et des hôpitaux et certains Centre de Santé Communautaire en incinérateurs performants.
  • Favoriser la polarisation à l'intérieur des communes dans le cadre des Plans Locaux de Gestion des Déchets Biomédicaux .
  • Renforcer les pratiques actuelles de désinfection afin de réduire le volume des Déchets Biomédicaux à traiter.
  • Favoriser la récupération et le recyclage des Déchets Biomédicaux après élimination des risques de contamination.
La Formation
  • Une formation adaptée à la fonction et continue doit cibler l'ensemble du personnel socio-sanitaire.
  • Une stratégie d'IEC doit être élaborée afin de susciter et d'entretenir un niveau de conscience élevé sur les risques liés à la mauvaise gestion des déchets biomédicaux

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Niger
Projet scout du Niger :

 


Afin de créer un impact plus important et de mener des actions de reboisement plus étendues dans l'espace Sahel, l'association des scouts du Niger se propose d'organiser, en collaboration avec les autres associations nationales scoutes des pays membres du CILSS et d'autres organisations de jeunesse, un camp international de reboisement du 03 au 10 Août 2001 à Filingué à 160 km au Nord Est de Niamey la capitale du Niger..

Contact de l'agent exécuteur: Scouts du Niger B.P. : II 157; Tél/Fax : 00 227 73.26.56;
Email : scouts@intnet.ne


Les populations locales des zones touchées par le camp
Les jeunes des associations et mouvements participants
La jeunesse du Sahel


Objectif Général de l'initiative
:
Contribuer à la lutte contre l'avancée du désert au SAHEL


Objectifs spécifiques :

  • Planter, en collaboration avec les populations locales, 20.000 arbres du 03 au 10 Août 2001 ;
  • Rassembler 300 jeunes des pays membres du CILSS sur le site de reboisement de Filingué;
  • Aider les populations locales à prendre en charge la gestion de leur environnement à travers des séances de causeries- débats;
  • Animer des séances de sensibilisation sur les MST /SIDA et le paludisme ;
  • Offrir aux jeunes des pays du CILSS un cadre d'échanges d'expériences ;
  • Créer un réseau des Scouts du Sahel.

Impact de l'initiative

  • Amorcer l'intégration sous -régionale ;
  • Rapprocher les jeunes des pays membres du CILSS ;
  • Conjuguer les efforts, échanger des informations et expériences ;
  • Mettre en oeuvre des chantiers communs; .
  • Organiser chaque année dans un des pays membres du CILSS un grand chantier de reboisement ou de
  • Protection de l'environnement.
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Sénégal
Vulgarisation du nouveau code de l'environnement

L'Association Sénégalaise pour le Développement de la Nature (ASDN) de Hann-Yarakh, en partenariat avec la mairie de Hann Bel Air a organisé un séminaire de formation et de vulgarisation du nouveau code de l'environnement le 19 octobre dernier au cafétariat de ladite localité. Le séminaire qui a réuni plusieurs ASC, associations de jeunes et groupements féminins a reçu le soutien de la Direction de l'Environnement.

Pour le président de l'ASDN, Nianthio Baldé "ce séminaire est plus que nécessaire pour un quartier qui connaît plusieurs problèmes environnementaux. Il est non seulement non lôti, mais aussi et surtout un dépotoir d'effluents industriels tout le long de ses côtes. Dans un tel contexte, la connaissance du code de l'environnement est plus que nécessaire, d'autant plus que ce code constitue un véritable instrument juridique."

M. Pathé Baldé, représentant de la directrice de l'Environnement et par ailleurs conférencier du jour, a axé son intervention sur l'historique et le contenu du Code de l'Environnement. Il a noté que "le premier code a été élaboré en 1983, date à laquelle a été créé le Ministère de la Protection de la Nature." Seulement, "ce code fut mal connu, du fait d'un manque de décret d'application."

Le sommet de Rio a consacré les liens entre le développement et l'environnement. Mais, il a surtout mis l'accent sur le développement durable contenu dans l'Agenda 21. Le crédo de cet agenda est "le penser local et agir local". C'est pourquoi, dans le cadre de la décentralisation, "il a été transféré certaines compétences aux collectivités locales, parmi celles-ci, l'environnement." Commentant le nouveau Code de l'Environnement, M. Baldé souligne que dernier prend en compte "tous les aspects de l'environnement : pollution de l'air, du sol et de la mer, gestion des déchets, etc." Mais la nouveauté est "l'aspect études d'impact qui peut permettre de pallier les éventuels risques." Ce code est "un véritable instrument juridique", indique le conférencier.

Le code a été vulgarisé au niveau "des ONG, avocats, journalistes, Assemblée nationale et des régions comme Kaolack, Louga, Thiès, Diourbel et Kolda"et la Direction de l'Environnement compte "poursuivre cette politique de ulgarisation au niveau des départements", souligne M. Pathé Baldé.


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